Oh, mes prêtres !
Frères et sœurs, aimez-vous Dieu ? Voilà ce que tout pasteur, du haut de sa chaire, devrait être à même de s’écrier : Aimez-vous Dieu, votre Dieu, de tout votre cœur ? Et que faites-vous pour l’aimer chaque jour, et mieux, et davantage ? Croyez-vous que l’amour soit un bien thésaurisable ? Qu’on l’a une fois pour toutes ? Est-ce ce que vous expérimentez dans vos amours humaines ? Quel est le seul, l’unique amour dont nous pouvons être sûrs, et de façon absolue, définitive et parfaite ? L’amour de Dieu est celui-là car Dieu est de toute éternité, hier comme demain ou aujourd’hui, égal, immuable, tout don et tout accueil. Voilà l’amour que nous devons aimer !
(20/10/2003) page 89
Oh, mes prêtres !
Et n’est-il pas aimable en vérité dans toute sa perfection ? Frères et sœurs, nous ne sommes pas l’amour, nous ne sommes pas parfaits, et loin s’en faut. Nous ne sommes pas aimables en tout, mais Dieu, l’est. En lui nous puiserons l’amour dont nous avons besoin pour être mieux «aimables» mais aussi pour être mieux «aimants». En lui nous puiserons la substance de toutes nos améliorations. Par l’amour nous nous perfectionnerons. En l’amour nous nous déciderons à mieux lui ressembler. Et pour cela mes frères, il n’est qu’un seul moyen : se reconnaître imparfait en admirant sa perfection, se reconnaître petit en reconnaissant sa grandeur. Cela, non pour plonger dans quelque affliction, mais pour rendre grâce de ce que Dieu, qui est amour, nous appelle et nous attire à lui afin de nous rendre semblable à Lui : aimable et aimant totalement !
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Oh, mes prêtres !
Il n’est que d’approfondir et de vivre ce mystère de l’amour de Dieu. Il n’est que de s’y livrer de tout son cœur pour que, petit à petit, il nous dévoile ses multiples et innombrables perfections : sa beauté, sa splendeur, sa saveur, sa grandeur son éclat, le déploiement de sa gloire… Ô mes frères, venez à la source, venez à l’Amour, car l’amour peut tout et c’est si bon pour vous !
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Oh, mes prêtres !
Voilà ce que j’attends de chacun de mes pasteurs : la proclamation fidèle de mon amour tout-puissant, la déclaration embrasée de son amour, si faible soit-il, pour mon amour infini et l’affirmation étincelante de confiance et d’espérance, que mon don infini rejoint chacun pour le combler, le soutenir, le relever et tout lui partager. Oh mes prêtres ! Revenez à l’essentiel, je vous en supplie. Demandez-moi de venir par mon Esprit embraser vos cœurs afin que les flammes vivantes de votre amour éclairent les alentours, et réchauffent les autres, et ravivent et allument tous les cœurs. Demandez, vous recevrez. N’ayez plus peur d’aimer, de m’aimer. N’ayez plus peur de faire du sentimentalisme. Je ne vous parle pas d’affectivité, je vous parle d’amour ! Or mon amour guérit, mon amour irradie, mon amour rend libre et vrai celui qui le «possède» par son désir sincère ! Or, celui-là n’est pas mièvre et il ose dire, lui, qu’il m’aime, sans juger ceux qui m’aiment moins. Il ose le dire et son amour pour moi est une annonce, comme une invitation, donnant aux autres l’envie d’en faire autant. Voilà la Bonne Nouvelle qu’il convient de ne pas oublier : Dieu vous aime ! Dieu vous sauve ! Aimez-le donc !
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