Du péché de la chair

Pourtant, vois-tu, aucun péché, si ignoble soit-il, ne rebute mon amour. Nul péché ne voile à mon regard la créature aimée, même s’il l’enferme, elle, en des ténèbres si profondes qu’elles semblent ne déboucher que sur de nouveaux abîmes. Voilà où le monde barbare en était arrivé: les hommes bien souvent ne distinguaient même plus les limites de la vie, non respectée, et de l’humanité, non respectable… alors je suis venu ! Pour tous ces péchés contre la chair, j’ai souffert tout spécialement le supplice de la flagellation qui n’était pas appliqué aux crucifiés, tu sais ? Attaché à la pierre par des chaînes, mes bras ne pouvant se lever ou s’abaisser que très peu, mes genoux tentaient de serrer la colonne, et j’ai souffert et hurlé ma souffrance, en offrande pour la rédemption de ces par ma souffrance offerte sans murmure dans ce supplice… Alors écoute et proclame : péchés abjects ! Par moi l’humanité engloutie dans le péché, cherchait à retrouver le chemin de la pureté. Ce combat je l’ai mené pour tous les innocents entraînés à de mauvaises pratiques, et pervertis. Ce chemin je l’ai ouvert

(18/02/2003) page 13

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