Mon enfant, toi qui veux m’aimer, qui essaies de bien respecter les commandements et qui prends avec assiduité le chemin de l’église pour la messe et la prière: remarques-tu que tu chemines, sens-tu que tu avances, que ton cœur évolue, ou bien as-tu l’impression de piétiner ? Sens-tu une lassitude avec parfois l’envie de renoncer ? T’accommodes-tu de tes « façons de penser»? Critiques- tu ce que l’Eglise enseigne ? Quel que soit ton cas, je dois te dire que nul ne peut entreprendre seul un vrai cheminement : il vous faut un accompagnateur spirituel.
(07/03/2003) page 19
Attention : vous connaissez l’histoire de l’aveugle et du paralytique ! Il s’agit de trouver un guide sûr, qui soit avancé sur le chemin, en avant pour vous faire observer les obstacles avant que vous ne vous fassiez trop mal. Si vous êtes seuls, il vous manque ce regard extérieur, rempli d’amour, et c’est plus dur et dangereux, car vous risquez aussi de vous endormir ou de vous enliser… Entends bien : un cheminement spirituel signifie un parcours avec des étapes que l’on franchit. On ne connaît pas bien la route avant de l’avoir parcourue. Ainsi des noms sur une carte n’évoquent-ils tout d’abord que des lieux où passer mais une fois le chemin parcouru, y penser nous renvoie à tout ce que nous avons vécu, partagé et appris là … alors tout ce que nous en connaissons devient un «acquis» que nous pouvons transmettre…
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Tu comprendras que celui qui guide doit être suffisamment purifié pour ne pas transmettre ses propres appréhensions, ses propres souffrances et peurs mais plutôt la quintessence de ce qu’il a réussi à surmonter et la confiance en ma grâce qui assiste celui qui chemine avec un cœur sincère. S’il est en «avant» cela doit se sentir, ma paix doit émaner de lui. Il doit être un témoin fidèle de mon enseignement.
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Chacun doit prier le Père afin qu’il vous donne de rencontrer ce grand frère ou cette grande sœur dans la foi afin que par lui le feu de l’Esprit Saint vienne embraser vos cœurs pour les purifier, vous rendre bien plus doux, plus humbles, plus simples et surtout instruments toujours plus dociles et compatissants de ma volonté sainte. Mais sache que celui qui croit se suffire à lui-même est une proie facile pour le Père des mensonges. Il aura bien du mal à avancer avec sûreté et l’illusion le guette sans même qu’il puisse s’en rendre compte car sans le vouloir il se justifie, il se protège, il compte sur lui-même, même s’il dit ne compter que sur moi… Ainsi l’orgueil peut prendre l’apparence de l’humilité. C’est une fausse humilité, celle qui prétend qu’elle n’est pas assez «avancée» pour avoir besoin de maître, celle qui dit que l’Evangile lui suffit… et que c’est déjà assez difficile de faire le peu qu’elle fait pour ne pas s’embarrasser de conseils «compliqués». Mes enfants, je vous ai créés en société afin que vous appreniez à me reconnaître en chacun, à me rendre grâce pour Chacun ! Il vous faut vous rencontrer, échanger vos points de vue, prier ensemble, demander la Lumière de mon Esprit mais aussi accepter et demander les lumières des autres.
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Quelqu’un qu’on rencontre régulièrement
Un accompagnateur, c’est quelqu’un qu’on rencontre régulièrement, c’est-à-dire non au gré d’une fantaisie, mais bien selon un rythme qu’on établit. On le rencontre avec parfois quelque chose de fort à partager mais parfois alors qu’on est dans le désert et dans l’aridité. On le rencontre au fil du temps, et il apprend à vous connaître. Il ouvre son cœur à vos propos certes mais peut aussi vous questionner car il est là pour vous aider à discerner ; là, pour vous aider à voir ce que vous refusez, ce qui vous blesse et que vous fuyez. Il est là car il vous aime. Il est votre frère et veut de tout son cœur vous aider à marcher vers moi, à trouver ma paix. Il n’est pas là pour vous guider avec autorité, vous imposant mille dévotions, mille obligations même de prières. Il est là, non pour juger, mais pour vous aider à aller plus loin, à mieux aimer votre Dieu et vos frères. Quand on quitte son accompagnateur après un entretien on a appris. On est en paix. On a parfois pris conscience d’un péché, de nos limites ce qui peut être très douloureux… mais l’on repart apaisé, orienté et ravivé dans ma grâce. Sinon, s’il faut encore prier et chercher, c’est que l’on n’a pas encore trouvé son accompagnateur.
(07/03/2003) page 19
Du viol des consciences !
A chaque fois vous devez être vrai et agir en étant unis. Si votre accompagnateur se fait trop exigeant et que ce qu’il vous demande «viole» votre conscience, c’est que vous n’êtes pas en vérité l’un ou l’autre. Votre conscience est «violée» si vous repartez «devant faire quelque chose sans être d’accord intérieurement», si vous vous trouvez devoir vous «forcer» en vous disant, c’est mon directeur spirituel, je lui «dois» obéissance, j’obéis. Cela est faux. Ce que je demande c’est l’obéissance du cœur. Or si votre cœur n’est pas d’accord, quand bien même vous feriez ce qui est décidé, ce ne serait pas l’obéissance, la vraie, celle qui sanctifie une âme, car humblement elle se soumet à ce qu’elle reconnaît bon. je ne m’impose en rien, et vouloir progresser en force dans l’union à ma vie divine c’est courir à l’échec. Mieux vaut un tout petit pas en avant qu’un grand bond et une chute magistrale à l’arrivée. Elle fait mal à chacun et contre-témoigne.
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Du viol des consciences !
«Malheur à celui par qui le scandale arrive!» La seule autorité qui vaille dans le domaine spirituel c’est l’autorité de l’amour qui emporte l’adhésion du cœur. Que celui qui accompagne soit bon et doux et patient et humble devant moi et devant son frère qu’il doit aider, mais qu’il sache dire la vérité et ne soit en rien complaisant avec ce qui éloigne son «élève» de la vérité, de la vie, des commandements, de moi, car il aurait à en répondre devant moi tout particulièrement. En un mot : soyez miens, chacun à votre place. C’est-à-dire agissez les uns envers les autres dans l’amour, avec amour, par amour, pour moi qui suis l’Amour.
Je saurai vous combler !
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