Fuir l’esprit partisan, choisir la miséricorde
Là tu parleras pour les enfants chéris de Marie. Oui ! Ceux qui la prient avec assiduité, mais surtout avec leur cœur, en méditant profondément chacun des mystères du rosaire, sont en vérité les enfants chéris de la Vierge Marie : la Mère de Miséricorde, le Trône de la Sagesse, la Source de l’unité des enfants du Dieu vivant, le vase en lequel l’Esprit s’épanche pour répandre ses dons sur ses enfants. Parle-leur de la consécration à Marie et de la prière que j’agrée : non celle que les païens rabâchent, mais celle qui jaillit du cœur de mes agneaux, conscients de leurs faiblesses et impuissances, pour implorer en vérité la grâce !
1 – « HEUREUX LES PAUVRES EN ESPRIT CAR LE ROYAUME DES CIEUX EST À EUX ! »
(26/04/2003) page 36
Fuir l’esprit partisan, choisir la miséricorde
Dis-leur que je les invite tout particulièrement à méditer cette béatitude pour la vivre car celui qui n’est pas parfaitement dépouillé de lui-même, ne saurait être revêtu de la robe des élus ! Or, personne n’est admis à la table des noces sans en avoir revêtu l’habit. Celui qui croit «posséder» la vérité, qui se sent fier de «son courant spirituel», celui-là entretient en son cœur un élitisme qui le ferme en vérité à l’amour. L’unité ne naît pas dans l’uniformisation, ni dans le ralliement des autres à notre point de vue, même spirituel. C’est en moi, le Christ, que l’unité se vit et se fait, et chaque courant que l’Esprit Saint inspire et fait naître dans mon Eglise fait briller une des facettes de mon visage. Je suis la lumière qui les éclaire toutes ! Méditez donc cette béatitude et fuyez tout esprit partisan qui vous apparente, même sous des formes subtiles, aux pharisiens. Je vous veux : petits, aimants et engagés chacun selon vos convictions mais par-dessus tout ouverts aux autres, à chaque autre ! Aimants et disponibles pour aider et guider chacun selon son inclination profonde et non actifs à le convaincre pour qu’il épouse votre point de vue. Discerner les dons variés de l’Esprit Saint est une grâce à implorer car les nécessités du corps du Christ sont multiples et variées à l’infini…comprenez que pour chacune d’elles Dieu a une solution Différente ! Soyez donc à votre place, petits, actifs mais sans prétendre avoir « la solution ». Vous êtes alors ces pauvres en esprit à qui le royaume des Cieux appartient et votre prière vraie, puise tout simplement dans les trésors divins attirant toutes les grâces en retour ! Comprenez-le et réjouissez-vous donc de toutes vos pauvretés, ne les camouflez pas, reconnaissez-les simplement. Dieu qui est don, inépuisable don, sans aucun retour ni marchandage saura vous combler. Réjouissez-vous ! Si vous avez bien compris cette béatitude qui vous fait aimer votre pauvreté, et sa paradoxale richesse, vous comprendrez alors mieux celle-ci : «Heureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde!»
(26/04/2003) page 36
Fuir l’esprit partisan, choisir la miséricorde
La miséricorde, mes enfants, c’est bien plus que le pardon, c’est l’élan du cœur qui franchit l’abîme de l’incompréhension et qui survole tous les obstacles pour rejoindre l’autre… avec cette assurance que l’amour est vainqueur. Votre Dieu est miséricordieux, cela signifie: ouvrez votre cœur, qu’il se penche sur votre misère et vous ouvre les trésors de son Cœur pour la transfigurer… sa miséricorde non seulement soigne et apaise mais encore transforme toute laideur lui donnant une beauté inouïe… et cela la petite Thérèse le chantait à perdre haleine: Moi si j’avais commis tous les crimes possibles je garderais toujours la même confiance … Oui, enfant, regardez votre Père du Ciel, apprenez à le louer, à vous réjouir de toutes ses largesses… imprégnez-vous de son amour qui est miséricorde infinie… ainsi vous deviendrez, vous-mêmes, miséricordieux, c’est-à-dire aimants sans condition et capables de tendre la joue gauche après avoir pardonné… car la miséricorde est un baume divin qui oint l’âme de celui qui se tourne vers le Père… et cette onction emporte alors le cœur vers l’autre dans l’amour sans plus voir ce qui sépare, mais seulement ce qui unit. Ne luttez plus pied à pied avec vous-même, cherchant à «ne plus juger» pour devenir miséricordieux… cette disposition du cœur n’est pas le résultat d’un effort… non! Emplissez-vous plutôt de l’amour du Père, en lui ouvrant votre cœur par la louange, louez-le pour lui-même… et en retour… vous serez transformés !
1 – « 3 – « DE LUI VIENT LE SALUT! »
Enfin, sachez que si ma justice sous-tend toute l’œuvre de ma création, ma Miséricorde l’enveloppe tout entière et en constitue même la «trame», mais c’est à l’homme, par ses prières de l’implorer pour la faire advenir. Telle est sa responsabilité, pleine et entière, garante de sa liberté… Aujourd’hui, c’est de cela que le monde a besoin en vérité pour survivre : de pauvres petits qui s’émerveillent et louent sans trêve la Miséricorde infinie du Père, afin que son règne vienne car «du Seigneur vient le salut!» (Ps 3) Je vous remercie pour votre écoute.
Je vous bénis, Moi, votre Dieu: Père, Fils et Esprit Saint.
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