Plonger en son cœur pour rejoindre le mien
Ici à Paray-le-Monial, tu es chez toi ! En ma demeure, en ce lieu où j’ai fait connaître mon Cœur. Là où je suis, tu es Aussi ! Place ton cœur, ton tout petit cœur, entre mon cœur et celui de Marie. Là il fait bon. L’air qu’on y respire est le souffle de Vie, les pensées qui te viennent sont toutes mes désirs, et chacun des tourments, que tu viens déposer, reçoit en ce doux lieu un saint apaisement. Là, prends ton temps, du temps, mon temps. Inspire ma paix et gorge-toi tout plein de mes grâces pour aimer et poser les actes que j’attends de toi. Ce soir tu parleras de la nécessité pour l’homme de plonger en son cœur pour rejoindre le mien! Il n’est pas d’autre chemin pour venir à moi que le cœur et quand bien même votre foi produirait des œuvres magnifiques où chacun reconnaîtrait l’expression de votre attachement à Moi, vous ne seriez pas en moi si vous ne m’avez, en vérité, pas encore rejoint par le cœur.
(08/05/2003) page 40
Plonger en son cœur pour rejoindre le mien
Et, qu’est-ce donc que le cœur ? Est-ce l’organe physique ?… Non ! Mais parce que cet organe est creux, et parce que par lui passe tout le sang qui fait circuler la vie dans tout votre corps, en tant qu’image : oui ! Le cœur, votre cœur, c’est ce lieu de votre espace intérieur : ce lieu intime où vos convictions sont arrimées, où vos désirs s’ancrent. C’est en votre cœur que vous puisez, tant la force de dire oui, que celle de dire non. En votre cœur le mouvement d’aimer, d’adhérer ou de repousser, voire de détester, se forme. Votre cœur est à vous, c’est l’espace que votre Dieu a réservé pour votre liberté. Or, votre cœur, s’il est encombré par toutes sortes de préoccupations matérielles ou s’il est enferré dans quelque erreur profonde, n’est plus libre. Il est alors comme enchaîné parce qu’il n’a pas été protégé, ou qu’il a été mal « formé » et pour tant d’autres raisons… Alors, il ne pose plus ses choix en vérité mais se laisse conduire ou pousser là ou là… Votre cœur vous devient lourd, pesant et se durcit car mon souffle de vie y circule de moins en moins. Alors vous souffrez… Sachez cependant ceci : au plus profond de vous-même vous savez toujours si vous êtes ou non vraiment en accord avec ce que vous faites. Alors je vous demande d’abord tout simplement de vous tourner vers vous-même, à l’intérieur de vous-même. Situez-vous en votre cœur et demandez-vous : est-il libre ?
(08/05/2003) page 40
Plonger en son cœur pour rejoindre le mien
– Si c’est le cas, ma vie l’anime et vous sentez qu’il est heureux, léger. Vous aimez, vous voulez aider, servir et par-dessus tout, votre cœur est joyeux, comme « détaché ». Il ne se glorifie pas, ne se met pas en avant, ni ne se sent écrasé par les autres car il «est» simplement comme «est» un petit enfant ! Il aime, ou non, il sait ce qu’il veut ou non. Il le sait en direct, sans avoir besoin de mille réflexions. Il sait ce qui lui fait du bien et il le recherche.
– Mais, si votre cœur est enchaîné, il se peut qu’il se sente angoissé, oppressé, inquiet ou bien obsédé, polarisé par une idée… et dans ce cas il s’agite, tourne, retourne. Il est peut-être aussi toujours écrasé par le rapport aux autres, attiré par la cupidité, la jalousie ou bien encore il est enfermé en lui-même : triste, comme imperméable à la joie et à la lumière… Pour vous guérir, j’attends votre désir d’amour !
(08/05/2003) page 40
L’offrande est consommée lorsque l’âme est comblée !
Acceptez le scalpel qui entrouvre les mauvaises cicatrices, sinon, mes tout-petits, je ne puis rien pour vous ! Et je vous vois traîner de si vieilles blessures que vous n’avez même pas idée de me les présenter. Cela, je vous le dis, m’est une réelle souffrance !
(10/05/2003) page 44
L’offrande est consommée lorsque l’âme est comblée !
Ils blessent mon amour, ceux qui croient que s’unir à moi est un lourd sacrifice. Je suis le Dieu d’amour et celui qui se donne à moi, je le comble en vérité. Je suis l’Epoux et j’épouse toute âme qui vient s’unir à moi. Ah ! pour ceux qui viennent en moi me consacrer leurs vies, je n’ai qu’un seul désir : les guérir, les aimer, les choyer… Mais combien ceux qui se sont donnés et qui ne portent pas ma joie devraient le reconnaître et se sentir bien pauvres ! En vérité il faut renouveler le don en chaque instant sachant que c’est seulement lorsque l’âme est «comblée» que l’offrande est consommée. Un seul désir est à chérir: aimer l’amour !
(10/05/2003) page 44
Présence en ma Parole, présence en l’Hostie !
Ce que je viens te confier, il faudra bien le retenir et n’y plus revenir. Non, pas ne plus le relire, le redire, au contraire mais le connaître, l’aimer, le «posséder parle cœur» pour savoir le transmettre, le redonner à ceux qui errent bien souvent sans le savoir car ils ont du mal à se situer dans leur cœur, en ce lieu de jonction tant de la volonté, que du sentiment et de la pensée. En ce lieu du cœur l’homme peut s’unifier s’il se tourne en vérité vers moi ; ou bien encore se perdre, se disperser, s’il se tourne vers lui et tous ses états d’âme.
(06/11/2003) page 93
Présence en ma Parole, présence en l’Hostie !
Quelle est-elle en ma Parole et quelle est-elle en l’hostie ? Beaucoup, dans un souci de mettre en valeur ma Parole et de m’y identifier, moi le Verbe de Dieu, prétendent que je suis tout autant présent en ma Parole, qu’en l’Hostie… La question est de savoir si c’est vrai car, si je suis le Verbe de Dieu, je suis aussi la Vérité, et dans sa lumière toutes choses s’ordonnent.
(06/11/2003) page 93
Présence en ma Parole, présence en l’Hostie !
Alors écoute : Ma parole est ce que Dieu exprime pour l’homme. Elle est ce que je suis, lumière pour guider les hommes sur le chemin que je suis. Ma parole n’est pas «moi» que les mots ne sauraient contenir mais elle opère ma présence. En ma parole je suis. Celui qui tourne son cœur vers moi, et s’ouvre à ma parole, reçoit les semences de vie. Ma parole est vivante, accomplissant ce qu’elle dit en celui qui l’accueille.
(06/11/2003) page 93
Présence en ma Parole, présence en l’Hostie !
Comme les graines, elle est «jetée sur le monde» pour y être le ferment de votre évolution, pour guider votre cheminement. Je suis, moi, au-delà des mots. En ceux-ci je choisis de vous montrer la direction pour me trouver, m’aimer, aimer vos frères et vous laisser guider au Père. Il faut recevoir et accueillir ma parole, elle est à «mâcher et remâcher» pour se l’assimiler, et devenir ce qu’elle dit, semblable à ce que je suis!
(06/11/2003) page 93
Présence en ma Parole, présence en l’Hostie !
Elle vient saisir votre intelligence mais ne vous profite que si vous la laissez mûrir dans votre cœur. Elle est intelligible mais non «insérable » dans une logique purement intellectuelle. Tandis que dans l’Hostie, je suis pleinement présent: vrai Dieu et vrai Homme. Ma chair, mon âme, mon esprit sont effectivement là, présents. Je suis là, quoique sous une forme non «intelligible». Je me présente sous une forme cachée, afin d’appeler vos cœurs, de vous pousser à vous ouvrir à l’invisible, au surnaturel. Le mystère de ma Présence eucharistique est le cadeau que je vous fis au soir du plus grand amour jamais vécu sur la terre des hommes. Devant moi toute créature fléchira le genou. Qui saura résister lorsque le Roi des rois dans sa Gloire viendra se révéler à la face des nations?…Où seront-ils ces «verbieurs» qui ne saisissent pas vraiment la différence entre ma présence dans ma parole et ma présence dans l’hostie? Eh bien ! Je le dis en vérité, ils sont de mauvaise foi, aveuglés par de fausses pensées.
(06/11/2003) page 93

