Si tu dis que tu m’aimes…
Si tu dis que tu m’aimes, il te faut vérifier ta bonne volonté. Sont-ce des paroles prononcées à la hâte ? Ou n’est-ce pas plutôt le désir de ton cœur ? M’aimes-tu pour toi, pour ta satisfaction ? Ou m’aimes-tu en soi — pour moi — et ma consolation ? M’offres-tu un amour de devoir ? Fais-tu un acte de foi en posant ton affirmation ? Ou bien est-ce le cri de ton cœur qui éprouve un amour incontournable pour moi, Dieu, non révélé à tes sens aveugles ?… Oui, mes enfants, il vous faudra comprendre que l’amour ne va pas de soi, que l’amour n’est pas ce que le monde croit, que l’amour n’est pas un sentiment, quoique le sentiment en soit une expression toute privilégiée, s’il jaillit en toute sincérité. Je ne vous demande pas de faire d’introspection, d’interroger vos cœurs et de les mettre à la torture. Non ! Je vous prie de vous tourner vers moi qui suis l’Amour ! Tout ce que vous savez de moi, tout ce que l’Evangile en dit, exprime ce que je suis : l’Amour ! Ne mettez pas de côté l’aspect de la justice, comme un revers désagréable de ce que je suis. Ma justice est Amour ! Elle aussi !
(28/01/2003) page 220
Si tu dis que tu m’aimes…
Votre cœur devant moi doit rester en attente. Ne posez pas d’affirmation péremptoire. Restez petits, humbles, ouverts. Je préfère un: «Seigneur, donne-moi de t’aimer chaque jour un peu plus!», qui exprime un désir d’évolution à un «Mon Dieu, je t’aime, je ferai tout pour toi !» un peu prétentieux. Pierre l’a bien douloureusement expérimenté. Et, si je vous dis tout cela, c’est pour vous mettre en garde contre la lassitude. Croyez donc que je vous aime ! Déposez vos cœurs dans mon Cœur — source de l’amour — afin d’en être tout imprégnés, et de pouvoir simplement me l’exprimer avec ces mots que mon Esprit lui-même vous inspirera, pour que s’épanche ce trop-plein de bonheur et de paix que je vous fais goûter. Votre sentiment en ressort tout à la fois apaisé et embrasé. Voyez, il est tout ouvert alors aux autres qu’il rencontre. Il accueille leurs souffrances, et la parole de consolation qui réconforte, ou le conseil qui oriente, monte comme de soi-même sur vos lèvres. Voilà ce que «produit» l’amour !… Gardez-vous des grands serments, mais reconnaissez que vous m’aimez un peu quand vous sentez votre cœur ouvert et attendri devant la détresse d’autrui. Et, si votre cœur est dur… c’est qu’il s’est refermé et que mon amour ne peut plus l’emplir pour déborder. Alors, reconnaissez-le, et simplement revenez à la source pour vous y immerger. Ainsi par l’amour qui est la vie, vous en ressortirez guéris et renouvelés. Allez, mes amis : aimez et portez du fruit !
Je vous bénis !
(28/01/2003) page 220

