
Je hais le mal. Je l’accueille. Je l’offre au Père !
Prends ton crayon et note. Je veux que tu m’accompagnes dans ma peine. Vois comme je souffre sur la croix. Vois comme le souffle me manque. Vois comme tout est sombre. J’ai mal ! Je hais le mal. J’accueille le mal, je l’offre au Père. Je suis déterminé à obéir. J’aime mon Père, même dans les affres de ces souffrances insoutenables ! L’Esprit meut en mon âme les paroles des Psaumes… Je les récite obstinément. Mon âme a soif de toi, Père ! Ne me laisse pas, reste avec moi. Je t’aime, enfant, j’ai besoin de toi. N’aie pas peur.
Ton Jésus.
(09/08/2002) page 164
Je hais le mal. Je l’accueille. Je l’offre au Père !
Il est admirable de souffrir de tout son cœur pour ses frères sous le regard du Père. Mon âme exulte en Dieu mon Père bien-aimé qui veut sauver par moi tous ses enfants ! Plus d’air ! Oh… prie ! Je te bénis ! Mon sang s’écoule, ma vie s’épuise. Je me donne, nul ne m’a pris. Je m’écoule et me lie ainsi à la terre. Je vous laisse ma Mère. Regarde-la !Elle est comme stupéfaite. Elle lève les mains vers le Père : «Je te le donne, Père, mais, pitié, ne le laisse plus souffrir ! Prends ma vie pour lui ! Donne-moi part à sa souffrance !» Tout devient gris, neutre, terne…«Père, je te remets mon esprit !» Enfant, chaque fois que tu médites sur ma mort à la croix, tu es présente à cet instant ! Ta compassion soutient mon âme dans sa souffrance et solitude extrêmes. Tu joins ton cœur aux cœurs de tous ceux qui dans la communion des saints se sont unis à mes derniers moments. Viens et reviens souvent sur le Calvaire, où je fus pour un temps, afin que la multitude gagne l’éternité. Faire mémoire de ce temps c’est actualiser les grâces de la Rédemption. Oh ! comme je vous bénis, tous mes enfants qui, ainsi encore aujourd’hui, m’accompagnez dans mon sacrifice ! Il est tant vrai qu’aucune de vos larmes sur moi n’aura été vaine ! Tous vos encouragements m’auront permis d’accomplir parfaitement la volonté de Dieu. C’est pourquoi le Père accorde à tous ceux qui vénèrent la Croix que leurs prières soient exaucées s’ils les font «au nom de Jésus» mort sur la croix pour nous sauver ! Mon tout-petit, sois en paix ! Par toi je veux me transmettre au monde d’aujourd’hui qui ne regarde plus la vérité de mon incarnation. Si tu n’écris pas, ce que tu vis n’est pas donné. Tu sais comme tu es incapable de bien parler de moi, c’est pourquoi je te prie d’écrire. Renonce donc un peu à te perdre en moi. C’est un sacrifice, l’acceptes-tu ? Le tonnerre gronde, la terre tremble et s’ouvre et des tombeaux jaillissent les premiers vivants. Marie est écrasée de douleur et son Cœur transpercé la fait terriblement souffrir…
Ton Jésus.
(09/08/2002) page 164
Ne sois pas une fille de Jérusalem !
Je veux que tu graves en ton cœur mon visage tuméfié, et que tu le contemples, et que tu l’aimes. Je veux que tu l’aimes tel quel, comme il est : abîmé, enlaidi, sale et souffrant ! Je veux, ma bien-aimée, que ton âme me soit un havre solide. Non une demeure larmoyante, car, vois-tu, je veux te transmettre les sentiments de mon Cœur à cet instant précis, où je souffrais, en montant le Calvaire. Ton regard me croise ? Je le veux aimant. Non, pas «désirant m’essuyer, me soigner». Non, aimant ! M’aimant dans ce que je vis. M’aimant dans mon présent. L’amour aime l’autre tel qu’il est. Marie m’a regardé comme je veux que tu me regardes…
Ton Jésus.
(16/10/2002) page 188
Ne sois pas une fille de Jérusalem !
Ne sois pas une fille de Jérusalem ! Vis l’instant de ma souffrance que je te dévoile, en partageant ma joie profonde car enfin s’accomplit ma mission salvatrice. J’ai besoin de toute mon énergie et si tu es à moi, tu me soutiens dans ce que je vis, tu me portes et tu ne me retiens pas en arrière.
(16/10/2002) page 188
Ne sois pas une fille de Jérusalem !
Je suis là : L’homme réaccède à sa dignité essentielle Au prix de mes souffrances… Qui voudrait les soulager ? Alors enfant, si tu es capable de m’aimer tel quel, sans «mais», tu seras capable d’approcher en vérité tes frères qui souffrent, tes frères qui meurent… et, sans nier leur détresse, de les soulager. Ah ! ne crains pas, je t’enverrai vers mes pauvres lorsque le moment sera venu pour vivre toujours plus concrètement cette charité à laquelle tu aspires… pour me servir ! Mais, réjouis-toi de la joie de ceux qui s’abreuvent, réjouis-toi de toutes les fleurs qui poussent à tes pieds, réjouis-toi, petite fontaine, et chante ton Magnificat avec toujours plus d’ardeur. Aime-moi d’une ferveur toute renouvelée car je le Veux ! Ce soir, tu vois, était pour toi, était pour nous, car moi je t’aime et je suis en toi… et toi tu m’aimes, tu es en moi comme moi je suis dans le Père et le sais-tu ? J’y suis avec toi. Réjouis-toi! Crois! Crois-moi ! Voici ma croix pour illuminer ton cœur.
Je te bénis, mon tout-petit, moi, Jésus Christ
(16/10/2002) page 188

