Maman

Allez, mon petit, il me tarde que tu prennes ton crayon car ce soir je veux te dire beaucoup de choses… et d’abord, te faire part de mes impressions dans la crèche… Après que maman m’y eut couché avec sa douceur infinie… ses larmes de joie coulaient sur mon visage et c’est ainsi que le goût du sel signe pour moi ces instants bénis de ma venue. Vois-tu, tout enveloppé de son amour, malgré le froid, j’avais bien chaud ! Mon regard s’émerveilla de voir ce père : Joseph que mon Père m’avait choisi. Si tu voyais son front : un front large et lisse de juste et son regard : limpide, simple, si doux et si Profond ! Tel fut le cadeau splendide que mon Père me fit. Oh ! comme mon Cœur bondit et se réjouit de voir tant de clarté en son humanité. (17/01/2002) page 77

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Mes parents

Moi qui venais pour offrir ma vie et souffrir, je fus accueilli par ces êtres sublimes en leur fidélité. Le reflet de Dieu en ces hommes, faits à son image, me donna d’établir tout mon être en son humanité, dans une profonde confiance. Alors j’ouvris les bras pour marquer mon offrande et je levai les yeux vers mon Père du ciel. Je vis les cieux ouverts et la danse des anges, et leur louange bruissante… Comme je lui rendis grâce de m’avoir réservé un accueil si magnifique. Comprends-tu ma joie, ma vraie joie ? Et combien dès ce jour je n’eus plus qu’un désir : me laisser conduire et guider par ces parents si désireux de plaire à Dieu, et si doux, et si justes, dans la conduite de mon éducation. Tu sais, Axelle, je fus enfant, vraiment comme tous les enfants ! Comprends aussi que maintenant au ciel, dans ma pauvreté à ne pouvoir vous combler sans votre oui profond, je suis comme dans la crèche : pauvre ! Et, de la même façon Reçois ma paix. Va ! que cela m’a réjoui sur terre, quittant le ciel, de contempler Joseph et Marie… Il me plaît de regarder vos cœurs à vous qui cherchez de tout votre cœur à faire la volonté divine. Cela est vrai et je vous le dis afin de vous encourager. Persévérez, recherchez Dieu en tout, et trouvez en chaque circonstance une cause à votre joie. Faites comme moi. Voilà ! (17/01/2002) page 77

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Ils sont venus, les bergers…

Veux-tu savoir la suite ? … Ensuite ils sont venus, les bergers. Il y avait le vieil Antonio, le jeune et chétif Abdel et puis le berger du grand troupeau — de mes parents éloignés — et, en voyant leurs visages si appliqués à me contempler, en lisant leur étonnement, en voyant leurs cœurs simples, tournés vers moi, et leur tendresse jaillir, en réponse à mon sourire… je me suis encore réjoui de leur simplicité !… Leurs cœurs n’étaient pourtant pas tout lisses en arrivant, mais ils furent si touchés, qu’en quittant l’étable de la grotte, toutes leurs aspérités avaient fondues comme beurre au soleil. Ma lumière de joie brillait entre leurs cœurs quand ils repartirent, chantant, au petit matin. Cette grâce de Noël a changé toute leur vie. Vois-tu, enfant : un sourire, et c’est la porte du ciel qui s’ouvre et… tant de grâces s’écoulent ! (17/01/2002) page 78

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... Puis les femmes

J’ai souffert dès le lendemain de la visite de certaines femmes plus curieuses ! Mais j’ai ouvert mon cœur et, celle qui était venue avec une rancune, put repartir guérie après m’avoir souri. Oh ! Comme j’ai béni mon Père de m’avoir accordé pour cette femme la grâce du sourire ! Comme je me suis réjoui, souffrant par cette femme de ce que mon aspect si faible, si pauvre, couché dans cette crèche, ait su toucher son cœur d’une compassion dont elle ignorait encore, la pauvre, qu’elle fût capable… Cela lui fit monter les larmes aux yeux ! C’est alors qu’elle put répondre à mon sourire et enfin sourire ! Toi qui m’aimes, ne revêts pas ton visage d’une vaine tristesse quand tu viens vers moi, car alors tu ravives en mon cœur ces premières blessures, de ces premiers visages humains blessés, fermés, affligés de péchés «incrustés», car «justifiés» ! Comprends-tu enfin que j’ai besoin de tes sourires, pure expression de ta bonne volonté ? Exerce-toi ! (17/01/2002) page 78

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... Joseph

J’ai admiré dans les jours qui suivirent toute l’ingéniosité de mon père pour faire de ce lieu si humble et si ouvert aux courants d’air froids, un vrai havre de paix où il faisait bon vivre. Chaque fissure fut soigneusement bouchée. Le sol balayé. Les animaux étaient sortis à l’heure la plus chaude mais rentrés, caressés et remerciés pour leur chaleur si précieuse le soir. Marie chantait ! Elle chantait et dansait pour moi qu’elle appelait «son petit Roi»… Et, c’est d’un geste tendre et plein d’application qu’elle mettait tout son cœur à soigner, dans ces pauvres conditions, ce si fragile enfant tout juste né. Le lait de son sein fortifiait chaque fois la vigueur de mon corps… lui assurant la vie comme le fait pour vos âmes la prière de chaque jour, qui vous fait grandir dans la vie divine. (17/01/2002) page 78

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Plus tard, quand les Rois mages sont venus

Petite enfant, je veux te dire encore que plus tard, quand les Rois mages sont venus, nous étions seuls avec Maman. Joseph était sorti pour chercher quelque provision lorsque les rois s’en vinrent… Et de les voir, eux, si empreints de majesté se prosterner devant moi, humble enfant, j’en fus tout retourné. Conscient que la simplicité est la grâce de ceux qui me sont proches, je m’émerveillais de ce que ces étrangers eussent été si fidèles à l’appel qu’en leur cœur l’Esprit déjà, faisait résonner et de ce qu’ils se soient mis en marche, prémices de cet hommage qu’un jour toute chair aura, sur cette terre, à rendre à ma divinité ! Mais quelle ferveur et quelle profondeur en leur prosternation ! Tout cela allié à une sollicitude extrême envers Marie. Oh ! Leur regard sut ce jour, traverser le voile opaque de la matière et de la pauvreté ! Leur cœur sut atteindre sans aucun trouble, par un acte de foi magnifique, la vision contemplative de ma divinité. Nous nous unîmes pour la vie. Ils sont auprès de moi. Ainsi, vois-tu, dès ma venue, il me fut donné de rencontrer de très grandes âmes qui ont rendu bien douce mon «arrivée». Ce soir j’ai voulu te partager tous ces sentiments de gratitude qui me firent oublier tout autre désagrément ! Que celui qui a le cœur à sourire en tire un enseignement pour que de ces instants passés en ta présence, il puisse profiter. C’est l’Enfant Jésus qui te les a confiés ! Il vous bénit. Et veux-tu bien que je poursuive mes récits ? Réfléchis. Sois libre ! Ma paix soit sur ton cœur, enfant chérie. Je bénis ton travail pour mettre à jour nos entretiens. Quel titre donneras-tu à nos cœurs à Cœur… quand l’Esprit souffle sur nos cœurs ? Ne crains pas, offre-toi car je t’aime et je veux te guider. Ne cherche pas, poursuis ton travail. Garde tout, mais élague. Témoigne. Va ! (17/01/2002) page 79

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