Ô toi qui saignes et te révoltes ! Porte ma paix !
Ô toi dont le cœur saigne et qui crie sa révolte, toi que la vie semble avoir frappé de plein fouet, toi dont le bonheur soudain s’est écroulé… Tu te tournes vers moi pour vomir des insultes ! Tu cries : «Pourquoi moi, pourquoi tout ce malheur sans que je le mérite?» Ecoute-moi : Je ne suis en rien l’instrument de ton malheur. Je suis ton ami et ton frère et avec toi je pleure, et mon Cœur est touché de grande compassion ! Viens donc me dire ta peine avec les mots qui te viennent, mais regarde-moi: ne suis-je pas moi aussi pitoyable sur ma Croix ? Et crois-tu pour autant que je me sois révolté contre la volonté divine ? Non, et sais-tu pourquoi ? Parce que Dieu, mon Père et le tien, est bon, parce qu’il est Amour, et qu’à aucun moment il ne peut s’absenter…
(01/02/2003) page 224
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Ô toi qui saignes et te révoltes ! Porte ma paix !
Aussi ce qui arrive, pour difficile que cela puisse être, n’échappe pas à sa bienveillance… Mais, sache que ta révolte, loin de te soulager, te coupe de la source même de toute paix qui est en Dieu, te coupe de la seule clarté en laquelle toutes choses prennent leur place: sa lumière ! Et vois-tu, ta révolte te conduit à l’impasse. Elle est une tentation que tu dois discerner. En quoi, peux-tu me dire, te rendra-t-elle ton bonheur passé ?…
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Ô toi qui saignes et te révoltes ! Porte ma paix !
Viens, mon tout-petit, me confier ton chagrin, viens déposer ton cœur meurtri dans le mien, ouvert pour toi et chacun des tiens, à la Croix ! Viens ! En moi tout est enclos. En moi seul le repos et la consolation, en moi toute guérison. Le mal qui t’a frappé reste la conséquence du mal universel, du mal qui ronge le monde depuis la chute originelle. Vois-tu, ce mal et tout ce qu’il trouble n’est pas ordonné à mon amour ou même ma justice. Il frappe à l’aveugle, il marque le pouvoir du prince de ce monde.
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Ô toi qui saignes et te révoltes ! Porte ma paix !
Menteur, il pousse les cœurs à se tourner contre moi comme si j’en étais le chef ! Ôte-toi cette idée, car si je t’ai créé, c’est pour ton bonheur. Le mal, lui, est la rançon de vos iniquités, mais il ne marque pas une quelconque rétribution divine d’une faute personnelle ! Mon amour ne se réjouit en rien des souffrances des hommes. Malheurs, maladies et morts sont mes douleurs tout autant que les vôtres. Je suis venu les partager. Je suis venu m’y unir, me mettre moi-même ainsi à la portée du mal, et m’offrir à souffrir non seulement pour vous sauver, car j’aurais pu prendre d’autres moyens pour cela, mais surtout pour vous prouver combien je ne suis pas indifférent à vos peines. Ecoute-moi, je ne force en rien la porte de ton cœur. Je viens à toi en ce jour de ton malheur pour t’aider et te guider vers la lumière, pour te soutenir et te relever, afin que le mal ne poursuive pas plus avant son œuvre misérable, et j’attends ta décision de trouver en moi ton secours pour pouvoir agir ! Ô toi dont le cœur saigne, je t’attends au bout de ta révolte. Je suis patient et plein de miséricorde. En moi tu trouveras ta consolation, en moi est inscrite ta mission car le chemin se poursuit ! Avec moi, tu ne connaîtras pas la solitude. Veux-tu désormais marcher avec moi, choisir mon regard et te faire porteur de ma paix auprès des autres qui souffrent ? Ô toi qui m’as entendu, ce soir je te bénis. Crois en moi. Je guérirai tes plaies car je suis Dieu tout-puissant : Père, Fils et Saint-Esprit !
(01/02/2003) page 224
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