Le jardinier a accepté de peiner pour sa fleur en danger !

Dans son jardin le jardinier l’a remarquée. Il s’est épris de sa beauté, même et surtout parce que sa rose a poussé dans un coin tout embroussaillé, au pied d’un mur dont le crépi sans cesse se délite. La voilà bien mal Embarquée ! Et pourtant elle était jolie ! Alors, il a mis tout son soin à venir la soulager. Il a soufflé et la poussière s’est envolée. Il l’a arrosée et ses couleurs se sont ravivées : rose très franc tirant sur le jaune auprès du cœur de chaque pétale… Et puis, sans la laisser s’enorgueillir, il l’a laissée reprendre des forces… Petit à petit il a retiré les vilaines broussailles qui parfois venaient la griffer. Enfin, non loin d’elle, il a veillé à mettre d’autres fleurs : des chèvrefeuilles, des ancolies, des sauges, des verveines et encore bien d’autres, pour faire ressortir sa beauté… Vois-tu, ce jardinier, pour sa fleur en danger, a accepté de peiner, de se piquer, de s’écorcher, de transpirer… Mais maintenant qu’elle est tirée d’affaire, il prend plaisir à venir près d’elle, à la sentir, et il attend dans son domaine qu’elle rayonne de toute sa beauté ! S’il est heureux qu’elle lui soit reconnaissante de ce qu’il a fait pour elle, il lui demande de ne plus se lamenter ! Il n’a pas fini de la combler ! Elle doit toujours et encore s’y préparer. Petite âme, prie, continue tes oraisons prolongées, je t’appelle, je te veux car je t’aime. Sois en paix.

Ton Jésus.

 

(06/08/2002) page 161

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