L’orgueil spirituel est une abomination !
Je vais te parler de l’orgueil spirituel, veuille bien noter. L’orgueil est le péché source de tous vos maux et de la Mort ! L’orgueil est répandu en vos cœurs, en vos natures sans que jamais il puisse totalement disparaître car il vous est un moteur quasi vital… En ce monde, celui qui n’aurait aucune estime de lui-même ne survivrait pas, il se dissoudrait. A la base cet «orgueil» n’est pas un péché, mais une disposition innée de vos natures.
(26/05/2004) page 137
L’orgueil spirituel est une abomination !
Satan sait souffler sur lui et attiser cette composante pour vous mener à accomplir toutes ses œuvres mauvaises, espérant par-là vous perdre.
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L’orgueil spirituel est une abomination !
L’orgueil sain (ou fierté), consiste en la conscience primitive de ce bonheur d’être et de pouvoir agir sur le monde alentour. Il est un composant de base de votre nature humaine en réponse au précieux don de la vie et à la liberté qui vous est conférée à mon image… Tu connais la dérive dès l’origine : par Eve le péché est entré dans le monde et par Adam, il s’y est ancré ! Le paradis n’est plus qu’un souvenir inscrit au fond de vos natures qui stimule chaque cœur, le disposant à la recherche du bonheur.
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L’orgueil spirituel est une abomination !
Ainsi va la vie des hommes. Vie de choix et d’actes qui se posent. Selon l’éclairage choisi, ils construisent le monde ou le détruisent, ils édifient ou bien démolissent. Oui, la créature est à l’image du Créateur et ce de sa plus grotesque parodie jusqu’à sa plus pure icône qui fut et demeure Marie…
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L’orgueil spirituel est une abomination !
L’orgueil spirituel dont je veux te parler consiste pour la créature à se croire elle-même la source de ce qu’elle produit de bien: croire, mon enfant, que l’on sait ce qui est bon, bien et beau; croire que l’on est celui ou celle qui détient la ou les solutions; croire en sa capacité de mener au mieux, soi-même, les situations… sont les symptômes courants de cette affection. Elle guette mes enfants préférés, les teintant d’une suffisance qui est comme un vernis qui vitrifie leur être.
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L’orgueil spirituel est une abomination !
Que peut obtenir «celui qui sait» ce qui est bien, bon, beau, qui entrevoit «la solution» et qui est plein de talents pour mettre tout en œuvre ? Il obtiendra son œuvre, il aura mené ses gens, il aura créé une bulle… Cet orgueil produit les tyrans, les gourous, beaucoup de malades psychiques, les pasteurs sans troupeaux, les supérieurs déviants et les «théoriseurs» de tous genres, mais aussi tant d’hyperactifs, qui tels des mécaniques fonctionnent à plein régime, sûrs de leurs options, de ce qu’ils construisent, de ce qu’ils créent, mais «contrefaçons» de mon projet sur eux. Ils sont dans l’illusion la plus parfaite mais aussi, dans une détresse d’autant plus extrême qu’elle n’est ni ressentie, ni avouée, ni reconnue… Oh ! Ce chant est pour eux :
Pleure, pleure, pleure le Ciel en regardant la terre !
Pleure, pleure, pleure le Ciel en regardant les cœurs,
Qui sans le savoir marchent dans le noir !
Et sans un remords s’en vont à la mort !
Le mot c’est ILLUSION ! Le nœud c’est le MOI !
La solution c’est OUVRE-TOI à moi !
Et de son éclat, tu rayonneras !
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L’orgueil spirituel est une abomination !
Sache que ce que tu donnes de toi ne produit pas mon œuvre, alors que ce que tu donnes de moi porte la vie ! Il faut pleurer, seules les larmes libèrent les cœurs ligotés. Regarde autour de toi, comprends les autres approches, émerveille-toi pour chacun ! À l’essentiel il faut se défier de soi, implorer mon sentiment, quêter mon amour et s’aimer non pour ce que l’on produit, mais pour ce que l’on est, en soi. Médite Cela : que peux-tu donner que tu n’aies reçu ? Ton salut, ou plutôt le moyen d’y parvenir, c’est de me rencontrer dans les autres, de les écouter. Chacun est là, autour de toi, proche ou bien plus lointain, visage de mon amour. Regarde tes projets, présente-les-leur, quête leurs regards et interroge leurs cœurs… Laisse-toi dérouter ! Et puis, viens à moi, tu pèches parce que tu ne pries pas suffisamment. Tu es toute gorgée de toi, au lieu de moi, de ma force, de ma vie, même si tu communies ! Tu dois te préparer davantage, te creuser du désir de me recevoir, moi le Tout-Autre, et non communier dans l’attente précise d’obtenir ceci ou cela de moi. Je ne peux entrer en ton cœur alors car il est tout rond, tout lisse, tout plein de lui-même. Crie vers moi !
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L’orgueil spirituel est une abomination !
Reconnais que peut-être tu ne sais pas… Je t’éclairerai ! Je viendrai ! J’ai besoin de toi ! Je t’ai créée dans mon amour et j’ai déposé en toi tous ces talents moi-même. Remets-les-moi, remets-moi tout. Tais-toi !… Je te mènerai assurément au vert pâturage… Il faudra que s’écroule ton assurance, que craque le vernis mais dans les ravins sombres et douloureux qu’aurais-tu à craindre ? Ta crainte est juste mais seulement de toi-même. Si tu te donnes à moi, n’aie crainte, je prendrai soin de toi et je saurai mener ton être jusqu’à la plénitude de l’épanouissement de tes capacités… selon mon projet qui est mille fois plus beau que le plus beau des tiens, n’en doute pas ! L’orgueil spirituel est une abomination, mais nul abîme ne rebute mon amour. Sous les oripeaux, mon regard discerne toujours ma créature chérie !
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